L’industrie de la pauvreté

Voici ma réaction au blogue de Lise Ravary, du journal de Montréal, sur « l’industrie de la pauvreté ».

Lien vers l’article : http://blogues.journaldemontreal.com/liseravary/actualites/lindustrie-de-la-pauvrete/.

Voici mon commentaire :

Je crois qu’il ne faut pas mêler les affaires. D’abord, François Saillant n’est pas l’industrie de la pauvreté, pour reprendre le terme, même s’il en fait partie.

Concernant le troubles, oui, je veux bien débattre des façons de faire du groupe. Sur le site du FRAPRU, les militants expliquent vouloir utiliser la campagne électorale pour faire valoir que le logement social risque d’être oublié par les candidats. Je n’ai pas moi-même manifesté, et je le ferai pas parce que je ne suis pas d’accord avec ce moyen. Mais je suis d’accord avec l’idée de fond. Montréal est en déficit de logements sociaux. Mais de là à remettre en cause l’existence du FRAPRU… Le FRAPRU est un organisme qui compte bien plus d’une centaines d’organismes supporteurs, il a dirigé plusieurs dossiers en faveur du logement social. Et moi j’ai tendance à les respecter, même si leurs moyens peuvent être ‘parfois’ discutables. Et humblement, je crois qu’ils font du travail pour bien plus que 100 000 $ par année!

Quant à l’industrie de la pauvreté, il s’agit de tout un processus complexe de la société civile. C’est une discussion beaucoup trop importante qui ne devrait pas se faire sur le dos de François Saillant. 5 000 organismes, coût de 950 millions $. A-t-on calculé les bénéfices de cette ‘industrie’?

Il ne faut pas tirer des conclusions aussi catégoriques!

Qu’en pensez-vous?

1 réponse
  1. Carlos Suarez
    Carlos Suarez dit :

    Sans aucun doute dans les dix dernières années on constate que plusieurs dirigeants d’organismes communautaires sont préoccupés pour maintenir la pauvreté, parce qu’ils on peur des coupures des subventions, voir leur disparition. De plus en plus à la tête des organisations on trouve des professionnels venus du secteur rivé qui ont une mentalité de production et rentabilité de la compagnie, donc, leur vision est plus dans les enjeux économiques pour faire fonctionner l’organisme, que les enjeux de société encore pas résolus. Des politiques et des procédures propres au monde de la production dans les services offerts aux nécessités, en détriment des services adaptés aux personnes qui sont considérées des chiffres dans un bilan ou rapport annuel ayant comme objectif principal le déficit zéro. Les discours en langue de bois sont uniquement pour cacher les vraies intentions: maintenir à tout prix la pauvreté et les services sont devenus une industrie de plus en plus rentable, dans quel sens rentable? en maintenir les postes d’emploi et pas rentables pour les plus démunis!

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