Les conséquences du sous-financement

En novembre dernier, le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) publiait les résultats d’une enquête auprès d’organismes communautaires montréalais sur les conséquences du sous-financement et son impact auprès des populations desservies.

Le rapport démontre que 93 % des organismes de l’étude disent avoir directement subi les séquelles en fonction de leur mission, et tous les secteurs sont visés : santé mentale, itinérance, femmes, déficience intellectuelle, VIH/sida, famille, personnes âgées, déficience physique et intellectuelle, aide aux personnes démunies, etc.

Sur une base quotidienne, 71 % des groupes observent une augmentation de la charge de travail. 38 % ont dû abandonner des services ou activités et 37 % ont terminé l’année avec un déficit budgétaire. Autres conséquences : augmentation des listes d’attente, roulement élevé de personnel, diminution des salaires, fermeture temporaire.

Vous pouvez télécharger le rapport complet à l’adresse suivante : RAPPORT RIOCM

À notre avis, le secteur communautaire et celui de l’économie sociale au complet n’est pas reconnu comme un pilier important de la société, avec la conséquence du bris du tissu social à court terme. Le financement est primordial pour soutenir ce rôle crucial.

Nous savons que pour pallier aux manques de financement public, les organismes se tournent vers d’autres bailleurs de fonds, tels les fondations et les entreprises privées. Il s’agit souvent de financement non-récurrent avec des conditions différentes de reddition de compte.

Quelques questions se posent :

  • Quelles sont les alternatives viables?
  • Quelles stratégies les OBNL adoptent-ils?
  • Comment les relations se font-elles entre des mondes donateurs/bénéficiaires?

Qu’en pensez-vous?

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *